15 mars 2006
NATALIA CORREIA

Il y a des nuits faites de mes bras
et un silence commun aux violettes et il y a sept lunes qui sont sept traits
de sept nuits jamais réalisées. Il y a des nuits que nous portons à la taille comme une ceinture de grands papillons Et une trace de sang sur votre chair sombre faite par une épée au fourreau d'une comète
Il y a des nuits qui nous laissent en arrière enroulées dans notre désenchantement et des cygnes blancs qui ne ressemblent qu'à l'onde la plus lointaine de leur chant
Il y a des nuits qui nous emporta là où le fantôme de nous mêmes est le plus près: et c'est toujours votre voix qui nous répond et seul notre nom était le bon
Há noites que são feitas dos meus braços E um silencio comun ás violetas E há sete luas que são sete tracos De sete noites que nunca foram feitas
Há noites que levamos á cintura Como un sinto de grande borboletas. E um risco a sangue na nossa carne escura Duma espada à bainha de um cometa.
Há noites que nos deixam para trás Enrolados no nosso desencanto E cisnes brancos que so são iguais A mais longinqua onda do seu canto
Há noites que nos levam para onde O fantasma de nos fica mais perto ; E é sempre a nossa voz que nos responde E só o nosso nome estava certo.
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